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RAID cycliste en
solitaire par Jean-Luc DUJARDIN Quand le vélo raconte
A notre passage, le cerf du rond point à St AMAND reste impassible.
Avec le poids supplémentaire en montée il est moins fringant , mais en descente on se fait plaisir. Je vois SOLESMES, LE CATEAU, où j’ai droit à l’ombre pendant que derrière une omelette frites, il fait l’intéressant à dire qu’il va en Italie ; premières nouvelles. J’aime l’ Italie, mais ce qui me tue, c’est le voyage en camionnette, debout sans parler.
A HURTEBISE, je découvre la première vigne. La journée se termine dans la chambre du Campanile ; comme les vieux chevaux.
je dormirai debout ... Le deuxième jour Routes tranquilles jusque CHALONS puis VITRY LE FRANCOIS. Vient ensuite un super chemin de halage, le long du canal qui nous mène à ST DIZIER. Sur la place lui un spaghetti et moi l’ombre. On termine au F1 après avoir longé l’interminable canal de la MARNE à la SAONE ; j’ai découvert des pont-canal , fait fuir des hérons mais pas de cormorans ; heureux pêcheurs...
Le troisième jour Le brouillard est présent dans la vallée qui entoure CHAUMONT; le départ sera différé. Tour à tour, LANGRES sera passé sous les gouttes de sueur, LONGEOT, CHAMPLITTE et son château fermé la journée du patrimoine. . GRAY ,le bar des deux terrasses ( des deux pintes) le long de la SAONE. BONBOILLON, MARNAY , ECOLE VALENTIN et son Campanile. C’est la HAUTE LOIRE son relief vallonné et son revêtement granuleux qui rend mal.
Le quatrième jour De nouveau le soleil est matinal. La journée commence par une visite à Carrefour pour quelques achats. La sortie de BESANCON par la route de MORRE, son tunnel et une visite à la marchande de pains au chocolat.
Les premiers tours de roue nous conduisent dans le DOUBS. L’étape la plus belle. Après ORNANS, on a longé la LOUE, un ru qui se termine par un beau ruisseau impétueux. Les premiers tunnels sans visibilité ......
Il fait gris maintenant. Restauration
chez LECLERC , on ne s’attarde pas; la pluie menace. Il rafraîchit, nous
passons les HOPITAUX NEUFS à 1040 M d’altitude.
Entorse à l’itinéraire ; il décide d’aller à CHATEL pour voir l’ARC EN
CIEL et son patron HENRY. Au col du PAS DE MORGINS, il a sué.. bienfait.
En plus l’hôtel est fermé et son patron en retraite. Il est finalement
hébergé dans un hôtel en bois. J’ai droit au garage et je ne peux
dormir, je n’ai pas l’habitude du bruit du torrent .. Cinquième jour
A partir du tunnel il neige. La raison l’emportera, il se fera transporter par une camionnette de cyclistes allemands. Moi je suis accroché près des teutonzzbike qui n’ont même pas daigné me faire une place sous leur housse. Côté italien, c’est le soleil. Un peu avant AOSTE, nous quitterons nos hôtes. Descente à allure modérée, séchage au vent.
Sixième jour
A PONT ST MARTIN, les vignes sont cultivées horizontalement à hauteur
d’homme.
Septième jour
La dernière
CARPI, au nord de MODENE , une place pavée immense, plus grande que celle de ST NIKLAAS- la plus grande de Belgique-. Au panneau MODENE MARANELLO, j’aurais aimé qu’il me photographie, sans roue avant, le cadre cabré comme le cheval noir sur fond jaune.... ( pour les vélos lourds MANANELLO = usine FERRARI). A CESENA, je retrouve enfin un ami, le vélo du patron de l’hôtel PUNTA NORD venu à notre rencontre. Nous roulerons côte à côte pendant les 40 derniers KM après 1360 Km de solitude. Ensuite le patron de l’hôtel fait sauter le bouchon de Veuve Cliquot pour fêter son arrivée, sous l’œil admiratif du cuisinier, prince des couleurs et des saveurs, et moi le repos.
C’est en pensant au retour que nous resterons quelques jours à l’hôtel PUNTA NORD.
Je croyais que l’ADRIATIQUE était le bout du monde, ce n’est que le bout de la route. Dans le cadre de notre reportage, le lendemain nous prendrons quelques photos
Je remercie pour lui toutes les personnes qui, volontairement ou involontairement nous ont assistés ou soutenus durant la préparation ou la réalisation de ce voyage.
DUJARDIN Jean-Luc né le 07.07.1987 (J’ai 20 ans)
====================================================== Ma nove colli (Mai 2008) par Jean-Luc DUJARDIN C’est l’occasion d’un séjour à RIMINI que j’ai vu des panneaux en dur balisant un circuit permanent. Renseignements pris, il s’agit d’un Grandfondo (cyclosportive) qui en est en 2008 à sa 38° édition. Dès le premier janvier, les moyens techniques actuels permettent l’inscription en ligne. Le 15 février le site annonce que les 11000… places sont attribuées. Dès réception du montant de l’inscription, l’organisateur envoie une carte postale à chaque participant ; elle fournit un N° d’enveloppe. L’épreuve se court le dimanche.
A partir du jeudi , il est possible de retirer cette
enveloppe qui contient le dossard, la plaque de cadre, le
bracelet électronique et le bon pour la pasta party.
Muni de ce Sésame, détour par un autre local pour retirer un sac d’échantillons et le cadeau qui, cette année, est un cuissard mi-mollets dont la taille a été précisée à l’inscription.
A partir du samedi matin toutes les grandes
enseignes du cyclisme proposent leur derniers produits dans une foire
cycliste.
Des gadjets tels que breloques, maillots de toutes marques en taille 3 ans sont aussi proposés à cette foule multicolore et cosmopolite. C’est l’occasion de parler avec un Nancéen et un italien qui arbore fièrement un t-shirt du tour des Flandres.
De voir également des cyclistes suer sang et eau sur
des home trainer, de voir aussi la créativité des concepteurs de
maillots, tant dans les dessins que dans les couleurs.
C'est ensuite le besoin de rejoindre CESENATICO au
plus vite. Votre couleur de plaque de cadre indique aux officiels dans quelle rue sera votre ligne de départ; pas besoin de s’arrêter et rien à demander. Après le bip résultant de l’impulsion du bracelet qui passe sur le contacteur, vous aboutissez à la queue d’une la file de 12 vélos de largeur.
Au pied de la première montée, la moyenne de mon peloton est de 41 Km H. Les traversées de BERTINORO et celle de POLENTA, très étroites, nous obligent à monter à pied. Ensuite, ce sera un ruban ininterrompu de cyclistes jusqu’à l’arrivée. Les montées, descentes, ravitos, s’enchaînent jusqu’au 95° Km; il me reste 5 Km pour décider si je «fais le 140 ou le 210 «. Banco, je fais le grand. Moins d’un quart d’heure plus tard, il pleut. Les esprits et les vélos transalpins sont conditionnés pour le sec. Des virages prononcés en surprendront plus d'un. Des cuissards à ouverture latérales sur fond rose font leur apparition. Ceux qui sont partis sans KW sont glacés dans les descentes. Les 30 derniers KM, en descente et à plat, se font sur le 11 dents.
Durant ce temps, le vélo se trouve au parking. Pour y rentrer, pas de problème mais pour sortir avec un vélo, il faut que le Nr de dossard corresponde au Nr de la plaque cadre ... CQFD. A l’heure dite, rendez-vous face à la tour , embarquement et retour à l’hôtel. Après le repas du soir, c’est dans un mélange d’italien,d’allemand, de français du nord et de l’est, de gestes, le tout noyé dans le café, la bière et pour finir la grappa que chacun raconte les bons moments de la journée et ses espoirs pour le 24 mai 2009. Pour la plupart, c’est la dernière "nove colli". Mais un serment de cycliste vaut encore moins d’un serment d’ivrogne.
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